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19/12/2011
Une parabole à méditer
Il y avait une fois, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier. Un jour où le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi. Les conciliabules furent longs et animés, voire véhéments. Il s’agissait d’exclure de la communauté un certain nombre de membres.
L’un prit la parole: « Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et grince des dents. Son caractère grincheux est insupportable ».
Un autre dit: « Nous ne pouvons conserver parmi nous le rabot, qui a un caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche ».
« Quant au marteau, dit un autre, je lui trouve un caractère assommant. Il cogne sans cesse et nous tape sur les nerfs. Excluons-le ! »
« Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens au caractère aussi pointu ? Qu’ils s’en aillent ! Et que la lime et la râpe fassent de même. A vivre avec elles, ce n’est que frottements perpétuels. Que l’on chasse aussi le papier à verre, dont la seule raison d’être est de toujours froisser ! »
Ainsi discouraient en grand tumulte les outils du charpentier. Tout le monde parlait à la fois. L’histoire ne dit pas si c’était le marteau qui accusait la scie et le rabot la lime, mais il en était probablement ainsi. Toujours est-il, qu’en fin de séance, tout le monde se trouvait exclu…
Les conciliabules prirent fin avec
l’entrée du charpentier. Il saisit une planche, la scia avec la scie qui
grince. La rabota avec le rabot tranchant. Le ciseau qui blesse et la râpe au
langage rude, puis le papier à verre qui froisse entrèrent en action à leur
tour. Le charpentier prit alors des clous au caractère pointu et le marteau qui
fait du tapage. Bref, il se servit de tous ses outils pour fabriquer… un
berceau. Pour accueillir l’enfant à
naître.
(Merci à B. Laiblé pour le partage de ce texte)
09/01/2011
Pour 2011 nous vous souhaitons
Nous vous souhaitons, pour l'année qui s'ouvre, non pas de réussir dans toutes vos entreprises, mais de recevoir et d'accueillir dans votre coeur et dans votre vie, jour après jour et pas à pas, l'amour de Dieu qui donne sens à l'existence.
Nous vous souhaitons non de ne subir aucun échec, mais d'accueillir comme un don immérité la force qui permet de rester debout malgré les lourds fardeaux.
Nous vous souhaitons non des jours paisibles, mais la capacité de vous laisser déranger par les autres, d'accueillir celui qui est différent comme un envoyé de Dieu.
Nous vous souhaitons non d'avoir réponse à toutes les questions, mais de savoir recevoir les interrogations des autres, de porter en vous leurs peines, leur soucis, leurs conflits irrésolus, pour être auprès d'eux une soeur ou un frère solidaire, porteur de partage et de paix...

